Comme en matière d’investissement boursier, les placements effectués sur une assurance vie nécessitent une certaine diversification, afin que les épargnants ne soient pas trop pénalisés par de mauvais choix éventuels. Pour cela, plusieurs solutions sont possibles et notamment celle de souscrire plusieurs contrats à la fois, cette formule d’épargne offrant effectivement cette opportunité, qui la distingue d’ores et déjà grandement des livrets d’épargne réglementés, à l’image du Livret A qui ne peut être souscrit qu’en un seul exemplaire, avec qui plus est un plafond établi à 15 300 €, contrairement à l’assurance vie, qui ne présente aucune limite sur ce plan-là non plus.
Différentes configurations sont alors imaginables dont celle de souscrire, d’une part, un contrat exclusivement investi sur un fonds en euros, servant alors de formule de précaution, pour bénéficier, par exemple, le moment de la retraite venu, d’un complément de salaire, et d’autre part, un second contrat qui laisse une place importante aux unités de compte, tout particulièrement en actions, pour profiter, par ce biais-là, une épargne beaucoup plus dynamique.
Cette façon de concevoir l’épargne apparaît également comme une manière tout à fait intéressante d’optimiser sa succession, avec une souplesse accrue dans la désignation des différents bénéficiaires, permettant alors de favoriser l’un d’eux, sans que les autres puissent en avoir connaissance, au moment du dénouement de ces différents contrats.
Étant donné qu’une assurance vie est également généralement souscrite dans le but d’une optimisation fiscale, il convient également de mettre cet avantage à profit, dans le cas où plusieurs contrats sont souscrits, c’est en tout cas ce que préconise Banque Populaire Gestion Privée, qui suggère d’opter pour « un contrat à bonus de fidélité (déclaré dans le cadre de l’ISF que pour sa valeur nominale) et un contrat classique pour la mise en place de rachats partiels programmés ».
D’autres éléments peuvent aussi être considérés lors de la réalisation de telles démarches, afin de bien distinguer notamment, dans le cas d’un couple, par exemple, les biens propres des biens communs, rendant également préférable, toujours selon Banque Populaire Gestion Privée, d’effectuer, à cette occasion-là, une « déclaration de remploi pour combattre la présomption de communauté qui obligerait alors à récompense en cas de divorce ».
Enfin, le dernier avantage important que procure la souscription de différents contrats d’assurance vie réside dans la protection accrue dans le cas d’une défaillance du prestataire choisi, dans la mesure où, bien que la probabilité de la survenue d’un tel événement reste relativement faible, la réalisation de celui-ci ne permet toutefois de n’être indemnisé qu’à hauteur de 70 000 €, le fait de diversifier ses placements donnant alors l’opportunité d’être indemnisé plusieurs fois de ce montant, limitant donc les pertes.
Dans bien des cas, l’assurance vie semble donc capable d’apporter la solution, et ce, quels que soient les objectifs à remplir, qu’il s’agisse aussi bien d’obtenir des revenus réguliers de celle-ci, ou bien encore de préparer sa succession dans les meilleures conditions, afin d’être certain de voir ses exigences respectées, tant pour soi-même que pour ses proches.